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L’or à 5 500 $ l’once : simple bulle ou signal d’alarme mondial?

2026-01-30

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Quand l’once d’or franchit momentanément 5 500 $ US, ce n’est pas une anecdote de marché. C’est un message. Un message brutal, envoyé par les investisseurs du monde entier, qui disent tous la même chose : quelque chose s’est fissuré dans l’ordre financier mondial.

Contrairement aux idées reçues, l’or ne monte pas parce qu’il “rapporte” plus. Il monte parce que tout le reste inspire moins confiance. Depuis deux ans, les repères traditionnels ont été ébranlés. Les obligations, jadis refuge ultime, ont perdu leur rôle protecteur. Les déficits publics explosent. La dette américaine dépasse des seuils autrefois jugés impensables. Et surtout, la crédibilité des grandes monnaies fiduciaires est remise en question, subtilement mais durablement.

La hausse spectaculaire de l’once d’or repose sur quatre moteurs profonds.

D’abord, les banques centrales. La Chine, plusieurs pays émergents et même certaines économies développées achètent de l’or à un rythme record. Leur objectif est clair : réduire leur dépendance au dollar américain. Ce mouvement n’est ni idéologique ni temporaire ; il est stratégique.

Ensuite, la perte de confiance dans les politiques monétaires. Après des années d’expérimentations — taux zéro, assouplissement quantitatif, interventions massives — les marchés comprennent que le retour à une “normalité” monétaire est improbable. L’or devient alors une assurance contre l’érosion monétaire. Troisième facteur : le contexte géopolitique. Multiplication des conflits régionaux, fragmentation du commerce mondial, tensions entre grandes puissances. Dans ce monde plus instable, l’or reste un actif neutre, sans contrepartie, sans promesse politique.

Enfin, il y a la psychologie de marché. Une fois les sommets historiques dépassés, les flux s’auto-alimentent. Les investisseurs institutionnels, les fonds et même certains États suivent le mouvement. Les grandes institutions financières comme Goldman Sachs, Bank of America ou J.P. Morgan ont d’ailleurs revu leurs cibles à la hausse pour 2026, certaines allant jusqu’à évoquer des niveaux encore supérieurs.

Faut-il pour autant “tout mettre en or”? Évidemment non.

Mais ignorer ce signal serait une erreur. L’or n’est pas une mode. Il est un baromètre de confiance. Et en 2026, ce baromètre indique clairement que les investisseurs cherchent avant tout à préserver, avant de chercher à performer.

Chez Équipe Major, notre rôle n’est pas de courir après les records, mais d’aider nos clients à comprendre ce que les marchés tentent de nous dire… et à positionner leurs portefeuilles en conséquence, avec lucidité, discipline et perspective à long terme.

Cette information a été préparée par Fabien Major qui est conseiller en placement pour iA Gestion privée de patrimoine inc. et ne reflète pas nécessairement l’opinion de iA Gestion privée de patrimoine inc. L’information contenue dans ce texte provient de sources jugées fiables, mais nous ne pouvons pas garantir son exactitude ni sa fiabilité. Les opinions exprimées sont fondées sur une analyse et une interprétation remontant à la date de publication et peuvent changer sans préavis. De plus, elles ne constituent ni une offre ni une sollicitation d’achat ou de vente des titres mentionnés. L’information contenue dans le présent document peut ne pas s’appliquer à tous les types d’investisseurs. iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des investisseurs et de l’Organisme canadien de réglementation des investissements. iA Gestion privée de patrimoine est une marque de commerce et un autre nom sous lequel iA Gestion privée de patrimoine inc. exerce ses activités.

*Les services de planification financière sont offerts par le biais d'Isabelle Bérard, Yves Razafindrazaka, Jonathan B. Therrien et Fabien Major, représentants autonomes. Seuls les produits et les services offerts par le biais de iA Gestion privée de patrimoine inc. sont couverts par le Fonds canadien de protection des investisseurs.